Bakou en 3 jours : guide de voyage dans la capitale de l’Azerbaïdjan

Bakou en 3 jours : guide de voyage dans la capitale de l’Azerbaïdjan

Bakou ne faisait pas initialement partie de mes plans pour ce voyage. Je devais me rendre directement au Nakhitchevan, l’exclave isolée de l’Azerbaïdjan située entre l’Arménie, l’Iran et la Turquie, mais je me suis retrouvée dans l’impossibilité de réserver un vol à la dernière minute (c’est ma faute, il faut bien l’avouer). J’ai donc décidé de profiter de l’occasion pour redécouvrir une ville que j’avais déjà visitée plusieurs fois avant la pandémie, boire du çay dans un verre armudu et manger une délicieuse pomidor yumurta, dans une rue ombragée d’Icherisheher.

Souvent réduite à son architecture moderne et à ses Flame Towers, Bakou est pourtant une ville de contrastes : des bâtiments construits pendant le boom pétrolier côtoient une Vieille Ville classée à l’UNESCO, des traditions vieilles de plusieurs siècles coexistent avec modernité et, au-delà des monuments les plus connus, se cachent des musées, des quartiers et des expériences culinaires locales que beaucoup de visiteurs négligent.

Pendant ce court séjour, j’ai exploré Bakou de manière indépendante, utilisé les transports en commun, testé différents hébergements (encore une fois à cause de mon organisation de dernière minute), revisité des endroits que je connaissais déjà et découvert de nouvelles adresses.

Dans ce guide, je vous explique comment passer trois jours à Bakou, avec les choses à voir, où dormir, quoi/où manger, comment s’y déplacer ainsi que les endroits qui m’ont le plus marquée.

L’Azerbaïdjan – le terre de feu et de l’or noir – est de loin mon pays préféré du Caucase du Sud. Sa cuisine porte des influences persanes, mais il est profondément caucasien. C’est précisément parce que j’aime autant ce pays que j’ai voulu consacrer un guide détaillé à sa capitale. Je trouve que beaucoup d’articles sur Bakou sont étonnamment superficiels, et j’espère que celui-ci vous aidera à préparer votre propre voyage dans cette destination encore trop méconnue.

Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, lors d’un voyage de 3 jours

Bakou vaut-elle le détour en 2026 ?

Absolument, et pas seulement pour une courte escale avant de continuer vers une autre destination.

Même si c’est la plus grande ville du Caucase du Sud, Bakou est encore souvent délaissée au profit de destinations plus connues comme Tbilissi et Erevan. Pour certains, l’Azerbaïdjan ne fait tout simplement pas partie des destinations auxquelles ils pensent; d’autres n’y passent qu’une ou deux nuits avant de poursuivre le voyage à travers la mer Caspienne vers le Kazakhstan et l’Asie centrale.

Je trouve ça dommage, chaque fois que j’y reviens, je découvre une nouvelle raison d’y rester un peu plus longtemps.

Après avoir visité Bakou plusieurs fois au fil des années, j’ai fini par apprécier tout ce que la ville offre au-delà de ses monuments les plus célèbres. Un instant, vous êtes en train de manger l’un des meilleurs petits-déjeuners du Caucase dans l’une des rues piétonnes animées autour de Nizami, juste après vous déambulez dans les petites ruelles pavées d’Icherisheher, avant de rejoindre les locaux sur le front de mer de la Caspienne au coucher du soleil.

Bakou est également une ville particulièrement facile à explorer de manière indépendante. Les transports en commun sont peu coûteux et efficaces, on peut rejoindre à pied bon nombre des principaux sites, et Bakou est, à mes yeux, l’une des capitales les plus sûres que j’aie visitées. C’est également une ville extrêmement propre, avec des parcs bien entretenus et de larges rues piétonnes.

Même si l’on peut voir les principales attractions en un ou deux jours, je pense que Bakou mérite au moins trois jours. Ça laisse suffisamment de temps pour explorer la ville à un rythme plus tranquille, visiter certains de ses musées, découvrir la cuisine locale, visiter des endroits sur la péninsule d’Abshéron comme le temple du feu d’Ateshgah et, tout simplement, profiter de l’atmosphère d’une ville qui ne ressemble à aucune autre dans la région.

Si vous préparez un voyage en Azerbaïdjan, ne faites pas l’erreur de considérer Bakou comme une simple porte d’entrée vers le reste du pays. Accordez-lui le temps qu’elle mérite, et vous repartirez peut-être en vous demandant pourquoi cette ville est si peu connue.

Flame Towers dominant la skyline de Bakou

Bakou en bref

Si vous manquez de temps, voici l’essentiel à savoir avant de visiter Bakou.

Durée recommandée

Au moins 3 jours

Meilleure période pour visiter Bakou

Fin du printemps (mai-juin) et début de l’automne (septembre-octobre)

Monnaie

Manat azerbaïdjanais (AZN) – 1 € = 1,96 ₼

Langue

Azerbaïdjanais (l’anglais et le russe sont également largement compris)

Cartes bancaires

Visa et Mastercard sont largement acceptées

Sécurité

L’une des capitales les plus sûres que j’ai visitées

Voyager seul(e)

Facile (à l’exception de certains plats de restaurant prévus pour plusieurs personnes), y compris pour les voyageuses en solo

Se déplacer

Métro, bus et taxis Bolt sont peu coûteux et faciles à utiliser

Remparts de la vieille ville et minaret historique dans Icherisheher à Bakou

Comment se déplacer à Bakou en transports en commun

Se déplacer à Bakou est étonnamment simple et pas cher. Pendant mon séjour, je me suis entièrement déplacée à pied et en transports en commun. Que vous souhaitiez explorer la Vieille Ville, rejoindre l’aéroport ou visiter le temple du feu d’Ateshgah, on peut atteindre la plupart des endroits sans passer par une excursion organisée.

Le métro de Bakou

Le métro de Bakou est propre, efficace et est l’un des moyens les plus simples de se déplacer dans la ville. Les trains circulent fréquemment, les stations sont faciles à comprendre et les annonces sont faites en azerbaïdjanais et en anglais. Pour utiliser le métro, vous aurez besoin d’une BakıKart, qui coûte 3 AZN. Un trajet simple coûte 0,50 AZN, ce qui en fait l’un des moyens les moins chers de se déplacer dans la capitale.

Les bus

Le réseau de bus de Bakou complète le métro et permet de rejoindre de nombreux endroits qui ne sont pas desservis par le métro, notamment la mosquée de Bibi-Heybat ou différents lieux de la péninsule d’Absheron. La plupart des trajets dans la ville coûtent entre 0,50 et 0,90 AZN, selon l’itinéraire, et la même BakıKart peut être utilisée dans les bus et le métro.

J’ai trouvé Yandex Maps particulièrement fiable pour planifier mes déplacements, avec des itinéraires précis, les numéros de bus et les horaires de départ.

Le bus pour l’aéroport

Si vous arrivez ou repartez de l’aéroport international Heydar Aliyev, le bus Aero Express est le moyen le moins cher, fiable et le seul transport en commun permettant de rejoindre la ville. Il n’y a ni train ni métro entre l’aéroport de Bakou et le centre-ville.

Il circule 24h/24 et 7j/7 entre l’aéroport et le centre-ville (toutes les 20 minutes en journée et toutes les 45 minutes la nuit), avec un arrêt à côté de la gare ferroviaire « 28 Mai », et un départ depuis l’arrêt de bus D, en face de celle-ci. Le trajet dure environ 30 minutes lorsqu’il n’y a pas d’embouteillages et coûte seulement 1,30 AZN. Vous pouvez acheter une BakıKart à l’intérieur de l’aéroport ; le chauffeur du bus n’accepte pas les espèces.

Un détail pour les voyageuses solo: mon vol pour Nakhitchevan partait très tôt le matin, j’ai donc pris le bus pour l’aéroport vers 3h45 du matin. J’ai marché environ 20 minutes entre mon hôtel et l’arrêt de bus, vers 3h30. et je me suis sentie parfaitement en sécurité. Les rues principales étaient bien éclairées, j’ai croisé plusieurs agents de sécurité et, même s’il y avait très peu de monde, je ne me suis jamais sentie en danger.

Taxis & Bolt

Si vous n’êtes pas trop transports en commun, vous pouvez prendre le taxi. L’application de taxi la plus utilisée en Azerbaïdjan est Bolt. Les tarifs sont généralement peu élevés, l’application est facile à utiliser et c’est une solution pratique pour les trajets en dehors du centre-ville.

Bakou est-elle sûre pour les voyageuses solo ?

D’après mon expérience, Bakou est l’une des capitales les plus sûres que j’ai visitées en tant que touriste solo. J’ai marché seule pendant la journée, je suis rentrée tard le soir, j’ai utilisé les transports en commun et je ne me suis jamais sentie mal à l’aise.

C’est également une ville où vous pouvez vous promener avec votre téléphone dans la poche arrière de votre jean ou laisser votre sac à main sur la table d’un restaurant pendant que vous allez aux toilettes.

Bien entendu, les précautions habituelles s’appliquent comme partout, mais dans l’ensemble, je considère Bakou comme une excellente destination pour les femmes qui voyagent seules. La ville est facile à parcourir et très accueillante.

À noter : l’Azerbaïdjan étant un ancien pays soviétique et un pays laïque, c’est possible de croiser des hommes ivres et, comme partout ailleurs dans le monde, certains peuvent dépasser les limites. N’hésitez pas à demander aux hommes autour de vous de vous aider à vous en débarrasser : sûre à 100 % qu’ils vous aideront.

Où dormir à Bakou : mes retours après avoir testé 4 hébergements

Pendant ce voyage, j’ai testé quatre hébergements différents à Bakou, de l’auberge de jeunesse à l’hôtel plus confortable dans la Vieille Ville. Chacun s’adresse à un type de voyageur différent, alors voici mes impressions.

Le meilleur rapport qualité-prix : Dastan / Qala Old City Hotel

(Note : l’hôtel est actuellement en train de changer de nom, vérifiez donc bien le nom de l’établissement au moment de vous y rendre.)

C’est l’hébergement qui m’a le plus plus pendant mon séjour à Bakou. Situé directement dans la Vieille Ville, le Dastan / Qala Old City Hotel est parfaitement placé pour explorer Icherisheher à pied, avec de nombreux restaurants, cafés et sites majeurs à seulement quelques minutes.

Je l’avais réservé à la dernière minute parce que mon premier hébergement était tout simplement affreux. L’expérience s’est rapidement transformée en l’un des moments forts de mon séjour. Je suis arrivée tôt avec mon sac et le manager, Edwin, qui s’est montré exceptionnellement accueillant, m’a même offert le petit-déjeuner.

J’ai payé 57 AZN grâce à une promo en ligne, ce qui en faisait un excellent rapport qualité-prix compte tenu de son emplacement et du service. Si vous cherchez un endroit confortable et bien situé dans le centre historique de Bakou sans dépenser une fortune, le Dastan / Qala Old City Hotel est vraiment l’hôtel que je recommande.

Un excellent emplacement près de la rue Nizami : Eleven Hotel

Si vous cherchez un hôtel confortable et bien situé dans le centre de Bakou, Eleven Hotel est une très bonne option. Situé près de la rue Nizami, il permet de rejoindre à pied de nombreux cafés, restaurants et certaines des rues piétonnes les plus animées de la ville.

J’ai séjourné dans une chambre économique, qui m’a coûté 70 AZN petit-déjeuner compris. La chambre était très propre, confortable et parfaitement adaptée à pour un.e touriste solo ou à un court séjour en ville.

Et surtout, le personnel était adorable. Le réceptionniste, Ali, super sympa, tout comme la dame qui servait le petit-déjeuner (elle parlait même un peu anglais). Pour les voyageurs qui recherchent un très bon rapport qualité-prix pour le service et un emplacement particulièrement pratique, Eleven Hotel est une valeur sûre, à mon avis.

La meilleure option petit budget : Travel Inn Hostel

Si vous voyagez à Bakou avec un petit budget, Travel Inn Hostel est une excellente option. J’ai dormi dans un dortoir pour femmes et payé 31 AZN pour deux nuits avec une réduction.

L’auberge est très centrale, à distance de marche de nombreuses attractions principales de Bakou et à seulement 2 minutes à pied de la station de métro Sahil. Les installations sont également bien pensées pour une auberge de jeunesse : salles de bains séparées pour hommes et femmes, ce que j’ai particulièrement apprécié, et le dortoir était très calme.

Pour les voyageurs à petit budget, les backpackers ou simplement ceux qui ont besoin d’un endroit propre et bien situé où dormir à Bakou, Travel Inn Hostel est un excellent choix.

À noter : faites attention lors de la réservation d’une auberge de jeunesse à Bakou : certaines organisent des pub crawls et ces établissements sont généralement loin d’être calmes.

Dormir près de la gare : mon expérience

À cause de mes changements de plans de dernière minute, j’ai finalement passé une nuit dans un hôtel près de la gare ferroviaire de Bakou. Même si l’emplacement est indéniablement pratique lorsqu’on arrive très tard de l’aéroport, ce n’est pas le quartier que je choisirais pour une première visite de Bakou, ni pour aucune visite, en fait.

Plusieurs locaux à qui j’ai parlé ont été surpris que j’aie dormi dans ce secteur et m’ont conseillé d’éviter les hôtels de ce quartier à tout prix. Je comprends pourquoi.

Je ne vais pas nommer l’établissement, car le personnel était accueillant. En revanche, les installations étaient très basiques et n’offraient pas vraiment le niveau de confort que je recherchais, pour le dire gentiment. (Soyons honnêtes : je vieillis et je ne supporte plus les endroits sales et inconfortables.)

À la place, je recommande de dormir autour de la rue Nizami. L’ambiance y est beaucoup plus agréable, vous serez à distance de marche de nombreuses attractions principales de Bakou et vous ne serez qu’à environ 20 minutes à pied de la gare. C’est pratique si, comme moi, vous arrivez tard ou devez prendre le bus pour l’aéroport au milieu de la nuit et ne voulez pas payer un taxi.

Maison traditionnelle en pierre avec balcon en bois dans la vieille ville de Bakou

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Comment passer 3 jours à Bakou : mon itinéraire indépendant

Jour 1 : découvrir Icherisheher et le centre historique de Bakou

• Prendre un petit-déjeuner traditionnel azerbaïdjanais
Commencez votre première journée par le petit-déjeuner. À moins que votre hôtel ne le propose, vous trouverez facilement des restaurants et cafés dans la Vieille Ville qui ouvrent à partir de 9h. Je vous recommande vivement la pomidor yumurta, accompagné de pain frais cuit au tandoor et d’un verre de çay azerbaïdjanais. C’est un petit-déjeuner simple mais efficace, et l’une de mes façons préférées de commencer une journée en Azerbaïdjan.

• Se promener dans Icherisheher : la Vieille Ville de Bakou classée à l’UNESCO
De là, passez une heure ou deux à vous promener dans Icherisheher, le cœur historique de Bakou et, à mon avis, le quartier le plus charmant de la ville.

La Vieille Ville est suffisamment compacte pour être entièrement explorée à pied, alors je ne vous conseille pas de vouloir tout voir trop rapidement en suivant une liste stricte de sites. Prenez le temps pour vous perdre dans les petites rues, regarder au-delà des itinéraires touristiques principaux et prennez les petites ruelles. On y trouve des maisons traditionnelles, des boutiques de tapis, des artisans locaux, de vieilles mosquées et des hammams historiques.

J’ai particulièrement aimé m’éloigner des rues les plus fréquentées et simplement me promener sans destination précise. J’ai indiqué ci-dessous un itinéraire à pied, qui suit les principaux sites d’Icherisheher.

Commencez par la Maiden Tower, la Tour de la Vierge. De là, continuez vers les caravansérails de Boukhara et de Multan, qui se trouvent presque directement l’un en face de l’autre. Juste à droite de l’entrée du caravansérail de Boukhara, il y a une petite bulaq, ou source. Une pierre au sol permet de faire couler l’eau de la source : il suffit d’appuyer dessus avec le pied.

À l’intersection, jetez un œil au au jardin du Khan, puis continuez vers les Double Gates (Doubles portes). Tournez à gauche ici et suivez les murailles rénovées de la ville jusqu’à atteindre la grande statue d’Aliagha Vahid, l’un des poètes les plus connus d’Azerbaïdjan, qui se trouve devant la porte Tekqala Qapısı.

De là, prenez la petite rue qui monte en direction de l’ambassade d’Italie. Vous passerez devant le Musée du Livre Miniature avant d’arriver au palais des Shirvanshahs.

Continuez ensuite vers la mosquée Beyler. Si elle est ouverte, allez jeter un œil à l’intérieur ; elle n’est plus utilisée comme lieu de prière et n’est donc pas toujours ouverte.

Continuez le long de la rue principale puis tournez à droite à l’intersection en direction de la magnifique mosquée Mohammed, qui date du XIe siècle. Un peu plus loin, vous trouverez la mosquée Juma.

À partir de là, vous pouvez continuer à vous perdre dans les petites ruelles d’Icherisheher ou revenir vers la Maiden Tower et le Tea Garden 145, pour s’arrêter boire un çay au milieu des coupoles historiques du hammam de Banu.

Bien sûr, il y a de nombreux autres endroits à découvrir au-delà des principaux sites de cet itinéraire, comme l’atelier Ali Shamsi, le hammam Agha Mikayil etc.

Une remarque sur l’accessibilité : même si les rues historiques d’Icherisheher sont pavées et relativement faciles à parcourir, certaines sont étroites, pavées de pierres irrégulières et pleines d’escaliers. Elles ne sont donc pas particulièrement accessibles aux personnes en fauteuil roulant ou à mobilité réduite.

• Visiter la Maiden Tower et le palais des Shirvanshahs
L’itinéraire à pied ci-dessus passe devant deux des principaux monuments d’Icherisheher, la Maiden Tower ou Tour de la Vierge et le palais des Shirvanshahs, que je vous recommande de visiter plutôt que de vous contenter de les photographier depuis l’extérieur. Des expositions sont installées à l’intérieur des deux sites.

Je vous recommande vivement de prendre un Icherisheher Pass si vous prévoyez de visiter plusieurs des musées et sites historiques de la Vieille Ville. Lors de ma visite en juillet 2026, j’ai acheté le pass Heritage Core pour 48 AZN, qui comprend la Tour de la Vierge, le palais des Shirvanshahs et le hammam Yeraltı Hamam. Il est valable pendant 24 heures.

Vous pouvez acheter les pass dans les points d’information touristique de la Vieille Ville. J’en ai repéré trois (indiqués sur la carte au dessus) : un à côté de la Maiden Tower, un à côté du palais et un autre aux Double Gates.

La Tour de la Vierge est l’un des monuments les plus célèbres de Bakou et l’un des endroits que j’inclurais absolument lors d’une première visite. Ses origines exactes font encore débat, même si la tour telle qu’on la connait aujourd’hui date de l’époque médiévale.

Une petite déception lors de ma visite : les panneaux en plastique installé autour du sommet de la tour. Je suppose qu’ils sont là pour empêcher les gens de tomber ou plutôt de faire tomber leur téléphone par dessus bord, mais si vous êtes petit.e comme moi, c’est difficile de prendre des photos du panorama alentour. Même en me mettant sur la pointe des pieds, ça suffisait à peine, et j’ai finalement demandé à un touriste plus grand de prendre mes photos.

Le palais des Shirvanshahs est un ensemble médiéval beaucoup plus vaste, composé de plusieurs cours et bâtiments historiques. Datant principalement du XVe siècle, lorsque Bakou était la capitale de l’État de Shirvan, le complexe comprend notamment l’ancienne salle du trône, une mosquée et plusieurs autres structures historiques.

Si vous avez un peu de temps supplémentaire, vous pouvez également visiter le Musée du Livre Miniature, situé à juste une minute du palais. Le seul musée au monde consacré aux livres miniatures. L’entrée est gratuite, mais on peut laisser une petite donation.

• Terminer la journée à la mosquée Bibi-Heybat
Pour terminer la première journée, allez à la mosquée Bibi-Heybat au moment du coucher du soleil. Depuis le centre de Bakou, vous pouvez prendre les bus 145 ou 129 proche du Four Seasons Hotel et à côté de la place Azneft ; le trajet dure environ 20 à 25 minutes.

La mosquée elle-même est magnifique, même si le paysage alentour ne plaira pas forcément à tout le monde : depuis le parvis de la mosquée, on peut voir la mer Caspienne ainsi que des installations d’extraction de pétrole qui parsèment les environs de Bakou.

C’est un endroit assez symbolique pour terminer cette première journée, compte tenu de l’importance que le pétrole a eue dans l’histoire de Bakou et dans son identité moderne.

Si vous séjournez au Dastan Hotel, vous pourrez ensuite terminer la soirée sur sa terrasse sur le toit, en regardant le coucher du soleil avec un verre de vin de grenade local.

Jour 2 : richesse pétrolière, musée et Bakou moderne

L’identité de Bakou est profondément liée au pétrole. La transformation de la ville pendant le premier boom pétrolier a laissé derrière elle de somptueuses demeures et de grands bâtiments publics, tandis que les richesses pétrolières plus récentes ont contribué à façonner le skyline moderne que l’on voit aujourd’hui.

Cette deuxième journée permet de découvrir les deux visages de Bakou, d’une ancienne demeure d’un baron du pétrole aux Flame Towers qui dominent la ville.

• Visiter le Musée national d’histoire de l’Azerbaïdjan : un joyau méconnu dans la demeure d’un baron du pétrole
Pour une raison qui m’échappe, le Musée national d’histoire de l’Azerbaïdjan est à peine mentionné sur les blogs de voyage, alors que perso, c’est l’un de mes musées préférés à Bakou.

Situé en plein centre-ville, dans l’ancienne demeure du magnat du pétrole Haji Zeynalabdin Taghiyev, cet immense bâtiment occupe tout un pâté de maisons. Il a été construit entre 1895 et 1901 et le bâtiment à lui seul mérite une visite pour ses salles grandioses et ses intérieurs richement décorés.

Les collections du musée couvrent plusieurs milliers d’années d’histoire sur le territoire de l’Azerbaïdjan, depuis les cultures préhistoriques et la période néolithique jusqu’à l’Albanie du Caucase, au califat arabe et aux invasions mongoles, en passant par la période safavide et les khanats apparus après la mort de Nader Shah.

Le musée comprend également une section consacrée à Taghiyev lui-même, qui permet de voir certaines pièces de son ancienne demeure et de mieux comprendre le mode de vie du premier magnat du pétrole de Bakou: grandiose!

Si l’histoire de Bakou vous intéresse au-delà des Flame Towers, je vous conseille vraiment de prévoir du temps pour ce musée. Et ne manquez pas la petite exposition consacrée à la langue azerbaïdjanaise et aux autres langues turciques, à la toute fin du musée.

• Faire une petite pause au jardin Khagani, ou jardin Molokane
Avant d’aller vers le jardin Khagani, regardez le bâtiment historique de la banque situé juste en face de la demeure de Taghiyev. Il a été construit entre 1903 et 1905 et abritait à l’origine la succursale de Bakou de la Banque du nord.

Continuez ensuite vers le jardin Khagani, l’un des plus anciens parcs du centre de Bakou. Les habitants le connaissent surtout sous le nom de jardin Molokane. C’est le nom que je trouve le plus intéressant, le jardin a été aménagé dans les années 1870 sur le site d’une ancienne colonie molokane.

Les Molokanes, un mouvement religieux chrétien russe (différent des Vieux-Croyants), s’étaient installés à Bakou au XIXe siècle et leur colonie s’est finalement retrouvée entourée par une ville en pleine expansion. En 1872, la colonie a été déplacée et un jardin a été aménagé sur son ancien emplacement, mais les habitants de Bakou ont continué à l’appeler jardin Molokane.

Il s’agit davantage d’une petite étape que d’une attraction majeure, mais je pense que ça vaut la peine d’en connaître l’histoire lorsqu’on traverse le centre de Bakou. L’histoire de la ville est bien plus diverse que sa seule architecture issue du boom pétrolier.

Petite parenthèse : je vous recommande vivement de visiter Ivanovka, un village molokane dans le centre de l’Azerbaïdjan et le dernier village du pays avec une ferme collective (et l’un des endroits où j’ai mangé les meilleures saucisses de porc de ma vie).

• Se promener dans la rue Nizami et le centre de Bakou
Depuis le jardin Khagani, continuez vers la rue Nizami, la célèbre artère piétonne de Bakou, et baladez-vous dans les rues piétonnes alentours.

Nommée en l’honneur de Nizami Ganjavi, le célèbre poète persan du XIIe siècle originaire de Gandja, elle est bordée de boutiques, restaurants et grands bâtiments au style très européens.

Vous remarquerez peut-être également le nom Nasimi à différents endroits de Bakou. Imadeddin Nasimi était un poète mystique azerbaïdjanais du XIVe siècle, et le district de Nasimi, où se trouve la rue Nizami, porte son nom. Deux poètes, deux noms très similaires et une petite source de confusion lorsqu’on se déplace dans Bakou !

Si vous voulez entendre la poésie de Nasimi dans un contexte plus moderne, écoutez Nasimi de Sami Yusuf, qui utilise des vers du poète ainsi que du mugham, la musique traditionnelle azerbaïdjanaise.

Continuez à travers Fountain Square et Nizami Park, deux des zones les plus animés du centre de Bakou. Juste à côté de Fountain Square, cherchez l’église Saint-Grégoire-l’Illuminateur, la seule église arménienne encore debout à Bakou. Elle est fermée au public et entièrement entourée de barrières, mais elle est toujours là.

Regardez également le Musée national de la littérature azerbaïdjanaise, avec son imposante façade et les statues de six grandes figures de la littérature azerbaïdjanaise, dont Khurshidbanu Natavan, l’une des poétesses les plus connues d’Azerbaïdjan. Née à Choucha, au Karabakh, elle était également membre de la famille du khan qui dirigeait le khanat du Karabakh. Même si vous n’entrez pas dans le musée, c’est un bâtiment intéressant à observer lorsque vous traversez cette partie de la ville.

C’est également un bon moment de la journée pour simplement se promener sans objectif précis. Après la densité historique d’Icherisheher de la première journée, le centre de Bakou donne une impression complètement différente de la ville : de grands bâtiments de style européen, des rues piétonnes animées, des boutiques, des cafés et l’architecture héritée de la croissance rapide de Bakou.

• Monter jusqu’à Highland Park et aux Flame Towers
En fin d’après-midi, dirigez-vous vers Highland Park, qui offre certaines des plus belles vues sur Bakou. Vous pouvez soit monter par l’escalier, soit prendre le funiculaire.

Le trajet en funiculaire dure à peine trois minutes et coûte 1 AZN par personne et par trajet. Mais ne partez pas du principe que prendre le funiculaire fera forcément gagner du temps : quand je l’ai pris début juillet, j’ai attendu plus de 20 minutes dans la file. Si la montée ne vous dérange pas, plus de 600 marches permettent d’atteindre le parc.

Une fois en haut, traversez Highland Park en direction de l’Allée des Martyrs, un cimetière mémorial surplombant la baie de Bakou. Le site rend hommage aux soldats tués pendant la première guerre du Karabakh.

Continuez vers les Flame Towers, les tours emblématiques de Bakou, devenues l’un des symboles modernes de la ville. Vous pouvez également voir la mosquée située juste sous les tours. Les vues depuis Highland Park sont particulièrement belles au coucher du soleil : on y voit Bakou s’étendre du centre historique jusqu’à la mer Caspienne, avec les quartiers plus récents de la ville en arrière-plan.

• Terminer la journée avec la vue depuis Highland Park
Si le temps est dégagé, restez à Highland Park pour le coucher du soleil. Depuis là-haut, on a l’un des meilleurs points de vue pour découvrir les différentes facettes de Bakou : la Vieille Ville historique, les grands bâtiments hérités du boom pétrolier, le front de mer et les Flame Towers réunis dans un même paysage.

Jour 3 : visiter les environs de Bakou de manière indépendante

L’une des choses que j’apprécie le plus à Bakou est qu’il n’est pas nécessaire de participer à une excursion organisée pour explorer les environs hors de la ville. Certains endroits de la péninsule d’Absheron peuvent être visités seuls en transports en commun ; une bonne option si vous avez une troisième journée à consacrer à Bakou.

• Visiter le temple du feu d’Ateshgah
Le temple du feu d’Ateshgah était la principale excursion que j’avais choisie pour ma troisième journée. J’ai quitté le centre-ville de Bakou vers 9h et j’étais de retour en ville suffisamment tôt pour déjeuner.

J’ai pris le métro jusqu’à Koroğlu pour rejoindre la gare routière, puis continué en bus 184, avant de marcher environ 10 minutes jusqu’au temple. Vérifiez l’itinéraire sur Yandex Maps avant de partir, les itinéraires et les horaires des bus peuvent changer.

Ateshgah est l’un des endroits qui permettent de comprendre l’association de l’Azerbaïdjan avec le feu. Le complexe actuel date principalement des XVIIe et XVIIIe siècles et a été construit autour d’un site où des flammes du gaz naturel étaient depuis longtemps associées au culte du feu. Il est ensuite devenu un important lieu de pèlerinage pour les zoroastriens, et le complexe que vous voyez aujourd’hui reflète cette histoire.

J’ai trouvé le musée situé à l’intérieur du complexe vraiment intéressant, notamment parce qu’il donne du contexte aux différentes traditions associées au site plutôt que de simplement le présenter comme un joli temple ancien.

Conseil : une fois à l’intérieur, je vous recommande de suivre les expositions dans le sens des aiguilles d’une montre, en commençant à gauche, plutôt que de vous promener au hasard dans le complexe. Les panneaux explicatifs sont organisés de manière chronologique lorsqu’on les suit dans cet ordre, mais pour je ne sais quelle raison, aucun panneau ne dit « commencez par ici ».

Sur place on trouve aussi des boutiques d’artisanat qui vendent des souvenirs, et des salons de thé/restaurants. Les personnes qui y travaillent sont super sympas. L’entrée d’Ateshgah coûte 15 AZN, mais il y a des billets combo qui donnent accès à plusieurs attractions de la péninsule d’Absheron, notamment Yanar Dag, la célèbre « montagne qui brûle ».

• Yanar Dag, la montagne de feu
Vous pouvez combiner Ateshgah avec Yanar Dag, des bus relient les deux. Je n’ai pas revisité Yanar Dag cette fois-ci, car je l’avais déjà fait lors de mon premier voyage en Azerbaïdjan en 2017, mais si c’est votre première visite, combiner les deux sites est logique.

Les flammes et le gaz naturel de Yanar Dag constituent l’une des autres raisons pour lesquelles l’Azerbaïdjan est associé au feu éternel. Le site est aujourd’hui un musée et une zone protégée autour de la colline qui brûle continuellement.

• Revenir à Bakou et se promener le long de la mer Caspienne
Une fois de retour dans le centre de Bakou, passez le reste de l’après-midi sur le Bakou boulevard, la longue promenade longeant le front de mer de la Caspienne.

C’est un visage complètement différent de Bakou par rapport au centre historique. On peut y acheter une glace, observer les passants, s’asseoir au bord de la mer Caspienne parfois très huileuse en apparence, ou même regarder les babouchkas azerbaïdjanaises faire du ball-trap avec des fusils qui ressemblent plutôt à armes de guerre.

On peut également voir Little Venice, un petit réseau de canaux le long du boulevard, où vous pouvez faire une promenade romantique en gondole si vous voyagez avec votre moitié.

Continuez le long du front de mer en direction du Musée national du tapis et de l’immense drapeau azerbaïdjanais situé à l’autre extrémité du boulevard. Je n’ai pas visité le musée du tapis, donc je ne vais pas prétendre vous le recommander, mais son bâtiment en forme de tapis est difficile à manquer.

Si vous restez jusqu’au coucher du soleil, retournez-vous vers la ville lorsque les Flame Towers s’illuminent, parfois avec des flammes et parfois avec le drapeau azerbaïdjanais. C’est l’un de ces moments où l’étrange mélange de richesse pétrolière, d’architecture moderne et de front de mer caspien qui caractérise Bakou prend véritablement tout son sens.

Où manger à Bakou : les plats azerbaïdjanais à goûter

L’une des raisons pour lesquelles j’aime revenir en Azerbaïdjan est sa cuisine. Je l’ai découverte lors de mon tout premier voyage en 2017 et, chaque fois c’est l’une des choses que j’attends le plus. Située au carrefour du Caucase, de l’Iran, de la Turquie et de l’Asie centrale, la cuisine azerbaïdjanaise emprunte des influences à toutes ces régions tout en conservant une identité qui lui est propre.

Les herbes fraîches sont partout, les tomates ont réellement le goût de tomates, le pain est servi avec presque tous les repas (attention, il est facturé même si vous n’y touchez pas) et aucun repas n’est complet sans un verre de çay.

À quoi ressemble la cuisine azerbaïdjanaise ?

La cuisine azerbaïdjanaise repose généralement beaucoup sur les herbes fraîches, le riz, les viandes grillées et les saveurs d’inspiration persane.

Voici quelques plats que je vous recommande vivement de goûter :
• Pomidor yumurta – des œufs brouillés cuisinés avec des tomates fraîches, mon petit-déjeuner azerbaïdjanais préféré.

• Şor – une sorte de fromage frais de type cottage cheese parfumé aux graines de nigelle (dont je suis complètement fan).

• Plov – le célèbre plat de riz azerbaïdjanais, servi avec une grande variété d’accompagnements. Le meilleur, pour moi est le Shah Plov aux abricots et aux châtaignes, mais j’ai également mangé un délicieux plov Fisinjan (si vous êtes allé en Iran, ça devrait vous dire quelque chose) et aussi le plov As Qara.

• Qutab – de fines galettes farcies aux herbes (ma version préférée), au fromage, à la viande ou à la citrouille.

• Şakarbura – une pâtisserie fourrée aux amandes, traditionnellement préparée pour Novruz mais disponible toute l’année.

• Baklava – la version azérie est préparée avec des noix, et c’est ma préférée.

• Ayran – une boisson rafraîchissante à base de yaourt qui accompagne parfaitement les plats riches. J’adore celui avec de la menthe.

• Kebab/shashliks – de la viande grillée servie avec des oignons, une pincée de sumac et du pain lavash.

• Il y a également d’autres plats azerbaïdjanais célèbres à base d’agneau, mais je n’aime pas cette viande. Si c’est votre truc, goûtez absolument : le dolma à l’agneau, le piti, le kebab basdırması et le saj (que l’on trouve également au poulet).

Corat qutab : une spécialité locale qui mérite d’être cherchée

Originaires du village de Corat, près de Sumqayıt, au nord de la péninsule d’Absheron, ces qutabs sont nettement plus petits que ceux que l’on trouve généralement ailleurs en Azerbaïdjan. Ils sont traditionnellement cuits dans un four à bois plutôt que sur un saj, ce qui leur donne une texture légèrement plus croustillante tout en restant moelleux à l’intérieur.

Je les ai goûtés chez Bakı Qutabı. J’en ai commandé plusieurs avec différentes garnitures, notamment aux herbes et aux noix, et ils sont rapidement devenus l’une de mes découvertes préférées à Bakou. Étonnamment, je ne les vois presque jamais mentionnés dans les guides de voyage, alors qu’ils en valent vraiment la peine.

Mes 3 cafés/restaurants préférés à Bakou

J’ai testé pas mal d’endroits où manger pendant mon séjour à Bakou, mais ces trois adresses se sont démarquées pour des raisons différentes. Il ne s’agit pas d’une liste définitive des meilleurs restaurants de la ville, simplement d’endroits que j’ai appréciés et où je retournerais volontiers.

• Karavan café pour le petit-déjeuner : situé dans Icherisheher, il a une petite terrasse dans la rue, avec des chatons qui se promènent entre les tables et la mosquée Sheikh Ibrahim juste en face. La dame qui y travaille est sympathique et parle anglais et russe, parfois les deux dans la même phrase. J’ai fais la même chose et on s’est parfaitement comprises.

J’ai pris une pomidor yumurta, accompagnée de pain frais cuit au tandoor et saupoudré de graines de nigelle, c’était délicieux. La seule chose que je ne recommande pas, c’est le café. Un petit-déjeuner azerbaïdjanais complet coûtait environ 20 AZN et j’ai payé 15 AZN pour le mien. Allez-y pour le petit-déjeuner et l’ambiance plutôt que pour le cappuccino.

• Xezer Restaurant pour un déjeuner traditionnel
Si je ne devais recommander qu’un seul restaurant à Bakou, ce serait probablement le Xezer. Situé juste à côté de Nizami Park, c’est avant tout un endroit où viennent manger les locaux. L’ambiance est décontractée, les prix sont très raisonnables et le menu est disponible en azerbaïdjanais et en anglais, avec des photos des plats.

J’ai commandé un As Qara plov, un ayran et une şakarbura en dessert, suivis, comme toujours en Azerbaïdjan, d’un verre de çay offert. Le repas entier m’a coûté 15 AZN. Si vous êtes une femme qui voyage seule, ne soyez pas gênée si la salle est principalement remplie d’hommes. Je m’y suis sentie parfaitement à l’aise, le service était excellent et j’y retournerais volontiers.

• Nergiz Restauran pour dîner
Pour quelque chose d’un peu plus raffiné sans dépenser une fortune, j’ai également apprécié le restaurant Nergiz, à côté de Fountain Square. L’intérieur est magnifique, le menu est traduit en anglais avec des photos et le personnel était extrêmement accueillant.

Mon serveur, Elsad, parlait russe, ce qui a rendu la commande particulièrement facile. J’ai pris un plov fisinjan, un baklava et un ayran à la menthe, pour un total de 25 AZN. Le restaurant semble populaire aussi bien auprès des familles locales que des touristes, et j’ai trouvé que c’était une très bonne option pour goûter à la cuisine traditionnelle azerbaïdjanaise dans le centre de Bakou.

Quelques conseils pratiques pour visiter Bakou

Ai-je besoin d’espèces ?

La monnaie utilisée en Azerbaïdjan est le manat azerbaïdjanais (AZN, ₼). Visa et Mastercard sont largement acceptées à Bakou, même s’il reste utile d’avoir un peu d’espèces pour les petits achats ou dans les cafés/ restaurants où le paiement en liquide est évidemment privilégié. À titre indicatif, 1€ vaut environ 2 manats azerbaïdjanais, les prix sont donc faciles à convertir mentalement.

Les distributeurs sont faciles à trouver dans les banques, les passages piétons souterrains et les centres commerciaux.

Si vous avez une carte bancaire russe MIR, vous pouvez retirer de l’argent aux distributeurs de VTB Bank. Il y en a plusieurs à Bakou, mais ils ne fonctionnent pas toujours. J’ai trouvé des distributeurs VTB près du parc Aliyev, à l’intérieur du bâtiment du funiculaire, ainsi que dans le passage souterrain entre Nizami et Park Boulevar.

WhatsApp est indispensable

Une chose qui m’a surprise pendant ce dernier voyage est l’importance de WhatsApp en Azerbaïdjan. L’application est bien plus qu’une simple messagerie : c’est souvent le principal moyen par lequel les entreprises communiquent avec leurs clients.

Les réceptionnistes des hôtels m’ont demandé mon numéro WhatsApp pour me prévenir lorsque ma chambre était prête, l’office de tourisme m’a proposé de m’envoyer des informations complémentaires sur WhatsApp et même les agences d’excursions préféraient discuter sur WhatsApp plutôt que par e-mail.

Si vous voyagez en Azerbaïdjan, je vous recommande donc d’avoir WhatsApp installé sur votre téléphone. Il y a de fortes chances que vous l’utilisiez plusieurs fois pendant votre voyage.

Conseils pratiques et choses à savoir avant de visiter Bakou

Bakou est une ville facile et agréable à explorer de manière indépendante, mais quelques petits détails valent la peine d’être connus. Aucun de ces points n’est vraiment problématique, mais les connaître vous permettra d’éviter quelques surprises au moment de payer l’addition ou de réserver certaines activités.

• Le pain facturé au restaurant
Le pain est une partie importante de la cuisine azerbaïdjanaise. Il est souvent apporté automatiquement à votre table et facturé en plus, alors vérifiez votre addition si vous n’en avez pas mangé.

• Les frais de service dans les restaurants « touristiques« 
Dans certains restaurants touristiques (tous, dans la Vieille Ville), il y a souvent des frais de service supplémentaires de 10% ajoutés à l’addition. Ce n’est pas quelque chose que j’ai vu partout, notamment dans les restaurants « plus locaux », mais ça vaut la peine de vérifier pour éviter les surprises.

• Les excursions n’incluent pas toujours tout
Si vous décidez de participer à une excursion organisée à Bakou, sur la péninsule d’Absheron ou ailleurs en Azerbaïdjan, vérifiez toujours ce qui est inclus dans le prix annoncé, car les billets d’entrée des sites et les repas ne sont pas toujours inclus.

Rester connecté en Azerbaïdjan : l’eSIM Ovosim

Pendant ce voyage, ainsi qu’à Nakhchivan, j’ai testé l’eSIM d’Ovosim. Elle se connecte à Azercell, le plus grand opérateur mobile d’Azerbaïdjan, qui offre une large couverture dans tout le pays.

À Bakou et autour de la péninsule d’Absheron, j’ai eu une connexion 4G fiable partout où je suis allée. Je m’en suis servie pour la navigation, pour vérifier mes itinéraires avec Yandex Maps et pour rester connectée pendant mes déplacements, et elle a parfaitement fonctionné pendant tout mon séjour.

Ruelle étroite avec escaliers entre des maisons historiques d'Icherisheher

FAQ sur Bakou

Je recommande de passer au moins trois jours à Bakou. Deux jours suffisent pour voir les principaux sites de la Vieille Ville et du centre, mais trois jours vous permettent d’explorer à un rythme plus tranquille, de visiter certains de ses musées, de goûter à la cuisine azerbaïdjanaise et de faire une excursion sur la péninsule d’Absheron.

Bakou n’est pas particulièrement chère selon les standards occidentaux, même si les prix varient considérablement selon l’endroit où vous mangez et dormez. Les transports en commun sont particulièrement abordables, avec des trajets en métro et en bus qui ne représentent qu’une fraction de ce que vous paieriez dans la plupart des capitales européennes.

Les hébergements et restaurants destinés aux touristes peuvent être considérablement plus chers que les alternatives locales. Le prix de votre hébergement peut fait une vraie différence sur votre budget.

Oui, absolument. Bakou est une ville très facile à visiter. Le métro et le réseau de bus ne sont pas cher, la plupart des principaux sites sont accessibles à pied ou en transports en commun et Yandex Maps permet de se déplacer facilement dans la ville. J’ai visité Bakou plusieurs fois et j’ai trouvé très facile de m’y déplacer seule.

Bakou est, de loin, ma capitale préférée du Caucase du Sud. J’ai découvert l’Azerbaïdjan pour la première fois en 2017 et, chaque fois que j’y retourne, je trouve une nouvelle raison d’y prolonger mon séjour. Son mélange d’histoire, d’architecture moderne, ses habitants chaleureux et sa cuisine incroyable me donne toujours envie d’y revenir.

Mais si vous avez plus de temps à consacrer à l’Azerbaïdjan, ne vous arrêtez pas à Bakou. Le pays a tellement d’autres endroits à visiter : de la péninsule d’Absheron balayée par les vents aux villages de montagne lezghiens isolés près de la frontière avec le Daghestan, en passant par la fascinante exclave du Nakhitchevan, l’une des régions les moins connues du Caucase.

J’espère que ce guide vous donnera envie de regarder au-delà des célèbres Flame Towers de Bakou et de découvrir un Azerbaïdjan aussi divers, accueillant et fascinant que sa capitale.

Comments (1)

  • Philippe Sosnowski 22/09/2026 at 19:25 Reply

    Merci Noémie pour ce guide sur l’Azerbaïdjan. C’est très complet et super intéressant.
    Tes voyages npus donnent envie de vivre ces aventures. En attendant,on part déjà en te lisant.
    Bravo !

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